Fermeture de Libragora pour quelques semaines

Des années que je le pense… et voilà je ferme Libra le jour des rois pour un lifting. J’ai fini le brouillon du nouveau thème et vaguement capté comment j’allais migrer la base de données. Donc c’est parti pour le ravalement :-)

Les traites…

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La bonne idée d’une journée de canicule, c’est d’avoir l’audace de s’intéresser aux vieux (original). Déjà qu’il y a beaucoup de bruit pour rien sur les prisons, c’est vraiment pertinent de rappeler qu’il faut faire boire les petits vieux.

Quid des symptômes alarmants liés aux maisons de retraites: coûts, personnels qualifiés (en quantité et empathique), localisation (un bout d’herbe s’il vous plait), mélanges des pathologies. Et je m’arrête là. La logique, qui n’est pas inscrite aux programmes de nos élus, aurait été d’attaquer quelques uns de ces chantiers, par exemple, explorer des pistes de valorisation des filières sociales, concentrer des efforts sur les aides (c’est pas faute des stats !!!).

Non, au lieu de ça ils attaquent la question dans le sens inverse: Inquiétude autour des tarifs des maisons de retraite. Le raisonnement est comme d’habitude envisagé à court terme (pour du long terme…): réduire les budgets. Pourtant dans l’équation politique, consolider une filière santé et vieillesse ça fait gagner du PIB. Un mécanisme compris depuis longtemps par les pays scandinaves !

D’un autre coté, le raisonnement est certainement plus cynique et calculé à partir de la démographie: un de perdu… cent de retrouvés (… mais à long terme plus pauvre ;-) )

Je profite de ce petit billet, pour déconseiller aux familles, même dans l’urgence, de placer leur parents dans une maison de réseau Omeris (Les Canuts) dans la région de Lyon. Cette maison cumule toutes les tares pour un tarif exceptionnel haut de gamme. En somme une prise d’otage sur les patients et le personnel aux profits d’actionnaires qui exploitent du vieux. Merci le privé.

Omar (Ba) m’a tué

Omar Ba

En flânant les étales d’un libraire début Juillet, je suis tombé sur la couv’ du dernier livre d’Omar Ba, un titre joueur « Je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus », une photo n&b plongeante sur la tête d’un black façon « regard plongeant dans un océan de désuétude ». Lecture de la quatrième de couv’ et le bouquin était mien. Sa lecture a été un délice, l’histoire d’un Sénégalais qui parle cru, à l’Européenne, sur son passé à la fois d’immigré, émigré, pestiféré et même nanti. Tous les ingrédients culturels et économiques d’une migration du Sud vers le Nord, un témoignage direct, avec des illustrations locales précises – développement économique au Sénégal – qui collent assez bien avec ce que j’ai pu vivre au Mali ces 3 dernières années.

Difficile d’avoir du recul – point de vue occidental – sur la question des compétences locales et l’immigration choisie (vaut il mieux fuir ramasser la merde des autres ou s’investir dans le développement local?) ou encore qui prend en otage qui ? pour ne citer que la famille qui condamne un frère en l’envoyant à l’étranger pour alimenter les besoins locaux – que l’on appelle aussi argent braguette – versus l’immigré salutaire au statut de dieu lorsqu’il rentre au pays… qui vend du rêve et la mort et dont finalement la famille n’a qu’une envie c’est de le voir repartir car il faut bien manger (… mon expérience remplacerait bien « manger » par « acheter »).

Voilà ce qu’Omar Ba dans son livre, explique, justifie… et finalement dénonce sans sourciller. Un discours de blanc dit par un noir, Sarkozy n’en aurait pas mieux rêvé.

Cette lecture de l’histoire et de l’actualité, argumenté sur un ton universitaire posé mais néanmoins engagé, m’a donné envie de le contacter pour aller plus loin dans la discussion, voir comment par ses expériences, mes projets au Mali pourrait être « amélioré, revu & corrigé ». J’ai attendu de finir le livre pour chercher son email sur le net. Et là… badaboum… l’hécatombe. Le lascar faisait la UNE socio’ du Monde depuis quinzaine jours au sujet de son précédent livre: Omar Ba l’imposteur. En gros, ses épisodes d’immigré sont approximatifs, il n’est pas universitaire – en tout cas le style est aussi lourd – et fin du fin ses acolytes Sénégalais lui vomissent dessus, d’un autre coté il y a de quoi… il n’y a que la vérité qui fâche. Mais quelle vérité ? quelle réalité? un des chapitres du livre focalise l’attention sur le programme scolaire Sénégalais et son penchant pour enseigner l’Europe, la France plutôt que la culture du Baobab (je compare avec le Mali) créant l’illusion que l’Europe est une terre promise… certainement la réalité.

J’ai retrouvé dans son deuxième livre, une bonne partie de ce que j’ai pu voir au Mali – dans la région de Kayes – et à Bamako, et dans une actualité spécialisée. Seulement sa médiatisation s’est faite sur un mensonge (ça ne serait pas le premier…). Alors quel mensonge se cache derrière « Je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus » ? son plaidoyé pour un développement économique locale en Afrique, mère des ressources de l’occident, sonne juste, qui le dicte ? quelle crédibilité ? Omar (Ba) m’a tué… et ses idées aussi.

Le mal du siècle: la diversité

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Un excellent essai pour illustrer et mettre des mots sur la pauvreté des débats de nos politiques, journalistes et autres bien-pensants. Race, culture, identité, diversité, égalité sont des mots qui résonnent avec démocratie mais occultent le fond d’un vrai débat politique: la lutte contre l’inégalité économique. Voici un extrait, qui à mon goût, illustre bien la teneur du livre:

L’inconvénient de la diversité n’est donc pas seulement qu’elle ne résoudra pas le problème de l’inégalité économique; c’est qu’elle va nous masquer l’existence même de ce problème. Pour la droite, naturellement, il n’est pas évident qu’il y ait là un problème: selon elle, l’inégalité économique n’est pas tant une question politique qu’une sorte de fait de nature – qu’il soit temporaire (quand l’économie de marché aura triomphé, elle disparaîtra) ou permanent (il faut bien que les gens paient le prix des mauvais choix qu’ils font). Quoi qu’il en soit, il n’y a pas là de quoi faire toute une histoire (car enfin, aujourd’hui, même les pauvres ont la télévision! Il y a cent, qui avait la télévision? Personne!).
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Trait’O #1 Enviroloo

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Il y a deux ans je m’étais lancé sur le chantier des toilettes sèches – oua’terre – afin d’éviter d’installer des latrines ou un système de chasse d’eau (pas très pratique sans évacuation), mais sans réel succès dans la réalisation car je l’y étais pris trop tard. A n’en pas douter, cette approche dois faire partie du prochain cahier des charges de notre prochain chantier d’école. En attendant, j’ai découvert un système génial au parc ornithologique des Saintes Maries de la mer la semaine dernière: ENVIROLOO.

Ce système est plus sophistiqué que le simple oua’terre car nul besoin de séparer les urées des matières fécales. En effet un système de ventilation et une exposition du container au soleil accélère la putréfaction et évacue les odeurs à l’extérieur. Je vais demander un devis :-)

Grain2Sable: Projet d’un labo support à la formation scolaire

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Il y a quelques temps, fin février, lors de la préparation de l’ordinateur de l’école de Tégourou, j’étais tombé sur une pépite: EDUBUNTU. Une édition « éducative » du système d’exploitation Linux Ubuntu. Non content d’installer un système d’exploitation stable, celui-ci a aussi l’avantage d’être gratuit (du moment que je fais la maintenance ;-) ) et d’être installé avec une foule de logiciel pratique. EDUBUNTU comprend une liste de logiciel dédié au monde de l’éducation, on y trouve par exemple des logiciels de questionnaires (il suffit alors de configurer des listes de mots à faire apprendre/vérifier/découvrir), des logiciels de maths. Voici la liste, certain noms parlent d’eux mêmes: Kino,Scribus, Dia, GCompris, et une partie de Kdeedu (Kalzium, Kanagram, KBrush,KEduca, KhangMan, Kig, Kmplot, KPercentage, Kstars, Ktouch, Kturtle, Kverbos, KVocTrain. L’installation d’EDUBUNTU n’est pas laborieuse cependant la richesse des logiciels fait que c’est un peu dur de s’y retrouver.

De fil en aiguille, je suis aussi tombé sur une variante Française: le projet AbulEdu. Plus soignée, payante mais d’un prix largement raisonnable, c’est peut être cette version que je choisirais une fois que j’aurais creusé les dimensions « réseau » vs « licences ».

De retour du Mali, un ami s’est mis en ordre de bataille pour trouver des ordinateurs. On croise les doigts pour les avoir, mais j’envisage d’ors et déjà de les monter en réseaux pour mettre à disposition un labo support à la formation scolaire. Voici une ébauche de projet:

  1. Confirmer l’intérêt du Lycée de Bandiagara dans la mise en place de ce projet
  2. Obtenir, configurer l’installation des ordinateurs (et bien entendu l’envoyer à Bandiagara)
  3. Développer des échanges scolaires autour de la mise en place du système (suite à une idée d’une amie enseignante). C’est à dire imaginer de faire contribuer des collégiens de 3ème par la mise au point des fichiers d’exercices de maths, physiques, français, etc… pour initialiser la base de connaissance du système et d’échanger sur leur quotidien avec les lycéens d’une classe de seconde du Lycée de Bandiagara.

Tout ceci est à construire.

PS: Bien entendu une telle salle pourrait aussi servir le soir pour l’apprentissage de la lecture (ex: association de jeunes, femmes, etc…), atelier d’écriture, etc…

Mode survie pour LIBRA

libragora

La dernière panne enregistrée aux alentours du 28 Mars 2009 alors que j’étais au Mali vient d’être résolue. Après quelques recherches là où il ne fallait pas, j’ai finalement trouvé l’anomalie provoquée par la panne du serveur qui empêchait le site d’ouvrir les sessions des membres. Donc au global, rien de perdu (et rien de gagné) dans l’opération. Par contre, il faut que je sois clair, cela fait au moins 3 ans que je ne regarde plus le site (sans compter le fait que le moteur de publication supportant le site est « out dated » donc plus d’une grande fiabilité… les spams en témoignant ;-) ). Et c’est là que je remercie chaleureusement les modérateurs du site :-D

Il y a quelques temps j’avais lancé PJ sur une nouvelle version du site supportée par un moteur de publication à l’état de l’art (le même que ce blog ou Théâtrorama). Malheureusement tout le site ne peut être migré, essentiellement dû au fait que la base de donnée est corrompue (… je ne blamerais pas les modules utilisés depuis 2002 ;-) ), aussi j’envisage à ce jour de donner un nouveau visage à Libra en ne conservant dans un premier temps que la Zone Texte (et la galerie) et les inscrits s’étant connectés ses 2 dernières années: histoire de mettre en place le site assez rapidement (avant l’été ?). Bien sûr la version en cours de Libra (v6) sera dispo et lisible.

Cette nouvelle version que j’ai en tête, aura un look pauvre (design), plus intéractive (facile vu le nouvel état de l’art ;-) ). Reste une question sur laquelle j’ai du mal à trancher:

  1. site multi-membres (type un blog commun)
  2. site multi-membres personnalisable (type site communautaire multi-blog) <- lourd à mettre en œuvre et prétentieux sur l’ambition mais tellement sympathique

Tri … collectif

Et voilà comment nos soirées de djeuns sont devenues un clip… merci Bastien (c’est lui qui démarre le clip au téléphone) :-D

Alerte grise

Sondage du 15 Jan 09

On a passé le premier semestre 2008 sous les coups d’une alerte verte lancée en grande pompe par le Grenelle de l’environnement… on a cherché un sens aux directions prisent tout azimut par les politiques et l’opinion publique avant de se manger la crise – l’alerte grise.

Je crois qu’il va falloir comprendre qu’il faut s’assoir sur la notion floue de développement durable. On a plus les moyens de jouer aux riches. Mais d’un coté ce n’est pas vraiment très grave car le gros de la croissance durable se situe dans les 90% restant de la population mondiale, là où justement les efforts sont mis – certes de manières diverses et contrastées … mais la dépendance au pétrole risque d’accélérer les choses – sur les énergies alternatives: la Chine.

J’ai récemment lu que 25 millions de vélos à assistance électrique avaient été vendus en Chine. Joli retour d’expérience en perspective (il sera toujours temps de regarder la filière recyclage ;-) ). C’est le sondage qui illustre cet article qui m’a poussé à écrire cette chronique. Je pense que je vais faire « un avant » les états généraux de l’automobile (EGA) et « un après ». J’espère que la vox populi ne sera pas entendu… ce sondage me semble idiot. A ce stade 41 votants… sûrement des citadins… trop peu pour être significatif mais quand même. Je m’explique à partir de mes deux postulats favoris:

  1. L’hybride est un mal pour un bien dont la seule utilité environnementale représente moins de 1% de son cycle de vie… Paris. Le bien c’est l’utilité technique pour se faire la main sur la traction et l’entrainement électrique en vue des véhicules électriques (PAC, batteries, etc…)
  2. il n’y a pas de définition rationnel du respect de l’environnement. Par exemple les batteries de part leurs constructions sont extrêmement polluantes (bains d’acides pour séparer les éléments, etc…)… je passe sur le Li-ion… et quid des moteurs 3 cylindre 1l d’injection qui consomment peu et rejettent peu. La solution est multiple et non unique.

Donc je reprends les contradictions exprimées par les sondés volontaires:

  1. « Un meilleur respect de l’environnement » est incompatible d’ »un véhicule moins cher à l’achat » sauf si vous achetez des voiturettes ou des C1/107 avec les plus petits moteurs. Mais tout cela tient à la définition du « respect »… et ramené à la France n’oublions pas qu’une large majorité de la population n’est pas citadine et que le but du jeu n’est pas de se fatiguer dans une voiturette entre deux villes…
  2. « Un véhicule moins cher à l’usage » … ça fait une bonne décennie que les véhicules sont fiables.. et que les pièces de rechanges sont abordables. Quid du prix du taux horaire… ramené à l’hybride n’oubliez le pack batterie pris en charge par le constructeur pour se « faire une image »: qu’en sera t-il en mode véhicule du peuple ?
  3. « Un véhicule plus technologique » c’est antinomique avec « moins cher à l’achat »… :-D par contre ça alimente la recherche… le progrès ?

Finalement, les gens veulent du confort, ce qui pèse sur le poids du véhicule, donc la conso et le respect de l’environnement. La mesquinerie pousse à faire croire que la sécurité passe au dernier plan… qui a envie de mourir dans un accident ? de renverser quelqu’un ? de se faire tamponner à un feu ?

On peut concevoir le véhicule qui limite son impact sur l’environnement, confortable, sûr et raisonnable en terme de coût. Seulement il faut changer l’éducation des gens et définir un nouveau paradigme du transport.

bEEcycle #2 – Transport utilitaire

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Je me demande toujours comment intéresser les gens sur un besoin qui concerne 90% de la population mondiale, le transport, mais avec des moyens proche de zéro – peu importe la devise – alors que dans le même temps nous avons la certitude que l’on pense sauver la planète avec… le vélib, l’hybride… quel plaisir aujourd’hui de lire un article de l’Observateur de Ouaga (Burkina Faso) sur le transport de viande qui m’a donné envie de continuer à bosser sur le projet BIKET.

Certes l’interrogation du journaliste réside sur l’hygiène tandis que lecteurs invitent à repenser l’infrastructure des boucheries, néanmoins le besoin d’un moyen de transport abordable se fait sentir pour des besoins utilitaires. Si l’article souligne les carences économiques, il reste cependant un champs de réflexion et d’études à l’élaboration d’un moyen de transport durable au travers de la bi/tricyclette utilitaire.

A ce stade, la carence économique est vue comme un frein… je dirais que si plusieurs personnes sont intéressées par la création d’une « forge » pour assembler une bicyclette pour servir une activité économique alors je serais ravi d’apporter ma contribution. En effet, et en ce qui concerne l’aspect « boucherie », j’avais étudié brièvement un projet avec une association de femmes à Bamako pour construire des caisses aux parois adiabatiques – basées sur des matériaux utilisés pour les transferts d’organes – afin de vendre des crèmes glacées au stade de foot. La conversion est envisageable… évidemment le must c’est d’éviter de transporter de la carne… il y a des réponses économiquement viable.

Dans tous les cas voici quelques pistes pour ceux qui sont intéressés par le développement économique par le vélo (en Afrique):

  1. Fonds Internationaux de Bicyclette
  2. Pan Africa Bicycle Information Network (PABIN)